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La guitare qu’Oscar Trezzini a faite pour moi a un son puissant et cristallin, et sa caisse est incroyablement sensible à tous les harmoniques de l’ambiance, puisqu’elle réagit aux voix et à la pluralité des sons en chantant.
D’ailleurs, j’ai rêvé d’elle et de son bois, avant de savoir qu’Oscar avait commencé à la construire avec des bois non traditionnels pour les côtés et le fond. Exactement les mêmes matériaux de mon rêve. Cette histoire fait que ma guitare est tout à fait unique et personnelle. Elle me réjouit et m’unie à son auteur.
J’ai eu une relation très précoce avec les émotions profondes et inconnues de la musique, et je m’endormais en écoutant la pile de disques que j’avais préparés pour qu’ils tombent l’un après l’autre en me racontant d’innombrables histoires sans fin.
Un jour, je me suis retrouvé à jouer et à raconter d’autres histoires et apparemment le chemin ne s’arrêtera pas. A présent, je m’immerge dans une musique toujours plus spontanée et collective, comme un pont de communication et un pont vers l’inconnu. Je sens que le son est une immense porte permettant de se connaître et d’entrer dans l’esprit de nouvelles relations.
Je continue à écrire des chansons, ici et là, quand je sens que quelque chose de personnel a besoin de sortir et rester exposé. Quand je les écris, je crois qu’elles appartiennent au genre folklorique, la musique du peuple auquel j’appartiens avec orgueil.
