Les guitares d’Oscar Trezzini traduisent sans décalage, à chaque geste et à chaque intention, la voix du musicien. Elles répondent et potentialisent la sensibilité reçue. Ma guitare est tout simplement une continuité, sans interférences, du cerveau et l’esprit.
José Luis Akel
José Luis Akel a reçu son diplôme de Professeur Supérieur de Guitare en 1998, et enseigne depuis cette date dans plusieurs conservatoires de musique en Argentine.
Il s’est perfectionné Guitare, Interprétation, Musique des siècles XVI au XVIII, Musique Ancienne, et Entraînement pour le Scénario, avec las maîtres Fernando Maglia, Eduardo Isaac, Eduardo Egüez, Dolores Costoyas, Hopkinson Smith et Igor Herzog.
Il a joué en soliste dans les Festivals « Guitarras del Mundo » -Buenos Aires, 1996- et « Alma de Guitarra -2002 », à la ville de Mar del Plata et dans plusieurs conservatoires de musique de Buenos Aires.
Il fait partie du Groupe de Musique Ancienne du Collegium Musicum et du groupe de chambre « Salamandra », avec lequel il a présenté la « Pieza para tres musas », réunies par lui sur des textes et chorégraphies originales du baroque français.
Depuis 2002 il se consacre à l’étude et à l’interprétation de la musique ancienne avec l’instrument qu’il a dessiné en collaboration avec le luthier Oscar Trezzini une guitare de onze cordes d’accordage multiple, permettant de jouer les répertoires du luth baroque, de l’archiluth ou grand luth et de la vihuela.
José Luis est venu pour la première fois à mon atelier pour chercher une guitare classique. Quelque temps après il est revenu me demander s’il serait possible de faire une guitare avec un plus grand nombre de cordes pour jouer de la musique de theorba et de luth. Nous avons commencé à développer un projet, qui a pris deux ans de travail et qui a donné naissance à la guitare de onze cordes utilisée à présent par José Luis.
J’ai commencé par faire un prototype très simple, pour que José Luis puisse poursuivre une recherche intensive dans le répertoire qu’il voulait jouer.
José est arrivé à la conclusion qu’il lui faudrait deux instruments, un pour le répertoire français et l’autre pour le baroque.
Nous avons beaucoup réfléchi et discuté avant de dessiner un instrument qui puisse satisfaire les deux répertoires. Et cet instrument existe grâce à l’habileté de mon ami bijoutier Armando Sikorski (www.arsik.com.ar), qui a construit des clés transpositeuses qui permettent de changer l’accordage de l’instrument sans toucher au chevillier.
Oscar Trezzini